Épisode 15 : Joie et paix impossibles ? J’ai déniché le secret
Peut-être comme moi, vous trouvez impossible d’obéir à certains versets comme « soyez toujours dans la joie » quand la vie nous écrase ? Entre les TOC de mon mari, la maladie d’Alzheimer de ma mère et le sentiment d’être prise au piège, j’ai longtemps lutté avec ces versets. Et puis, un jour j’ai décidé de creuser Philippiens 4.
Dans cet épisode de Briser les chaînes, je vous partage les coulisses de mon combat et les secrets pratiques que j’ai ‘dénichés’ dans la prison de l’apôtre Paul. Découvrez comment la paix de Dieu peut devenir une véritable sentinelle militaire pour vos pensées, même au cœur du chaos. Non, la joie n’est pas une option pour les gens sans problèmes, c’est une force accessible pour vous, ici et maintenant. »
Points clés de l’épisode :
- Pourquoi certains versets nous énervent (et c’est normal !).
- La différence entre le bonheur et la joie du Seigneur.
- Mon témoignage : une paix illogique face à une situation de crise.
- Le chemin pas à pas pour sa mise en pratique
Pour en savoir plus, écoutez cet épisode.
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Transcription
La Bible nous commande de nous réjouir, peut-être comme moi, vous trouvez cela impossible. Écoutez la suite, pour découvrir comment obtenir une vraie joie profonde.
Plusieurs versets avaient le don de m’énerver. I Thessaloniciens 5 v 16 « Soyez toujours dans la joie » ou Philippiens 4 v 4 « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous ». Je n’avais pas la joie, et ne savais pas comment l’obtenir et je trouvais injuste que Dieu nous ordonne d’être toujours dans la joie ! Pourtant ? il connaissait parfaitement mes circonstances ! J’étais prisonnière des TOC de mon mari, j’avais une maman atteinte de la maladie d’Alzheimer et je ne pouvais prendre soin ni d’elle ni de mon père comme je le souhaitais. Mes désirs et même mes besoins été minimisés ou niés … je pouvais m’apitoyer sur mon sort et faire une longue liste.
Et puis, un jour, j’ai décidé d’étudier Philippiens chapitre 4, pour bien le comprendre. Je savais intellectuellement, que Dieu n’exigeait pas de nous des choses impossible, alors quel était le secret qui m’aiderait à obéir ? Et je n’ai pas trouvé juste un secret, mais plusieurs.
La joie ne dépend pas de nos circonstances
A ma surprise, j’ai découvert beaucoup d’éléments. Je vais commencer à la fin de ce passage. Philippiens 4 :11 à 13 dit : « Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. »
Oh, je connaissais très bien le v 13 « Je puis tout par celui qui me fortifie. » et il m’avait beaucoup aidé pendant des années ! Mais ce jour-là, c’est le contexte qui m’a sauté aux yeux : « j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. » Paul était en prison pour sa foi. Loin d’être des circonstances favorables et pourtant il pouvait se réjouir toujours !
L’apôtre Paul était physiquement en prison, et moi psychologiquement et socialement prisonnière. S’il avait la joie, je devrais pouvoir l’avoir aussi ! Il était dans l’humiliation, et moi aussi ! Cette vérité m’a donné envie de creuser davantage.
Se réjouir toujours
Alors, reprenons à partir du verset 4 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. » Je l’ai lu dans plusieurs versions et celle du Semeur, m’a ouvert les yeux : « Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous. Oui, je le répète, soyez dans la joie. » Là, j’ai compris plusieurs choses :
Se réjouir en tout temps, ok j’avais compris les versets 11 et 12 donc en toutes circonstances, mais là dans ce verset, le sujet de cette joie était expliquée clairement : « de tout ce que le Seigneur est pour vous. » Oui, en toutes circonstances je peux me réjouir que Jésus est mort à ma place, qu’il m’a sauvée, qu’il écoute mes prières, qu’il y répond, qu’il est mon avocat auprès du Père, qu’il a fait le nécessaire pour que je sois cohéritière avec lui, enfant du Dieu tout-puissant! Oui, je peux me réjouir de cela. Ce verset introduit aussi une liste de sujets.
La douceur
Le verset 5 : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. »
Dans d’autres versions « douceur » est traduit comme « amabilité », « bonté ». Quand on sait que cette lettre a été écrite à une église persécutée, cela prend tout son sens. On n’était pas gentil, on ne voulait pas leur bien, et pourtant Paul demande que tous voient leur bonté, leur douceur. Quel témoignage !
La prière
Le verset 6 est bien connu. « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. »
Si Paul leur dit de ne pas s’inquiéter, c’est qu’ils avaient beaucoup de raisons valable pour le faire. Mais s’inquiéter est incompatible avec faire confiance. S’inquiéter, c’est dire que notre Dieu est incapable de prendre soin de nous.
Mais Paul nous donne aussi l’antidote dans la suite du verset :
- « mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu » Dieu s’intéresse vraiment à nous, même nos tous petits besoins. Mais Dieu les connaît déjà, pourquoi devons-nous les lui faire connaitre ? Le fait de verbaliser nos besoins, nous oblige à passer d’un sentiment flou à quelque chose de vrai, de clair. Il parle de besoins, pas de souhaits ni de désirs. En parler avec lui, nous aide à faire la distinction.
- « par des prières et des supplications » Nous pouvons vraiment lui ouvrir le fond de nos cœurs, pleurer, supplier. Il ne sera pas vexé, c’est ce lui qui nous demande de faire. Il sait que cela nous fait du bien. Mais attention, il y a une différence entre supplier et exiger.
- « avec des actions de grâces. » ou avec reconnaissance. Alors dans la même prière Paul nous demande de prier, supplier et dire merci. Oui, dire merci, sans avoir déjà reçu la réponse. Cela montre notre foi en ses promesses. Il sait ce qu’il fait et quelque soit sa réponse ce sera toujours la meilleure pour nous. Il nous a promis dans Romains 8v28 que « toutes choses concourent au bien de ceux qui l’aiment ».
La paix
Verset 7, quelle belle promesse ! « Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ. » Voyons ce verset plus en détail.
- « Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir » Cette paix de Dieu est celle que Dieu nous donne, lorsque nous lui avons apporter nos soucis, nos inquiétudes, nos besoins, nos détresses. En le remerciant, nous lui prouvons que nous lui faisons confiance pour gérer tout cela.
Cette paix est inconcevable, illogique. Je me rappelle un soir, où après un refus de ma part d’être manipulée, il est redescendu et m’a montré son poignet et m’a dit « regarde ce que tu m’as fait faire ! » il s’était à peine égratigner la peau avec un couteau.
Cela faisait 9 ans qu’il me faisait souvent du chantage au suicide. Je lui ai dit que ce n’était rien. Il est remonté se coucher. Mais je n’étais pas tranquille. Avant de me coucher, j’ai vérifié. J’ai vu qu’il avait vidé sa boîte de médicaments.
Ce soir-là, j’ai supplié Dieu de me montrer si je devais entrer dans son chantage et appeler les secours ou non. Et Dieu m’a donné une telle paix, que je n’ai jamais ressentie depuis, et l’assurance que tout irait bien. Je me suis endormie. Au milieu de la nuit, je me suis réveillée, et j’ai redemandé à Dieu, et j’ai reçu la même réponse.
Le lendemain matin, il était un peu dans les vapes, mais je l’ai aidé à s’habiller, puis je l’ai emmené à l’hôpital. Selon les médecins, il savait ce qu’il faisait. Il a pris juste assez de médicaments pour me faire peur, mais pas assez pour avoir des effets durables.
Cette paix a surpassé tout ce que j’aurai pu imaginer. Dieu a tenu sa promesse.
- La deuxième partie de ce verset dit « gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ. » Ce terme ‘garder’ est un terme militaire et signifie monter la garde. Ce soir-là cette paix a monté la garde, a permis que je puisse bien dormir, malgré ces circonstances. Jésus-Christ, nous protège. Nous sommes à lui. Nous sommes ses brebis. Il est mort sur la croix, pour qu’en acceptant son sacrifice nous lui appartenions. Quelle belle promesse ! Il garde notre cœur et notre pensée.
Notre pensée
Ce qui nous amène au verset 8 « Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange. » Pendant mes années d’adolescences et de jeune adulte, je luttais avec ce verset. Je vivais avec un monde imaginaire. J’avais même fait un tableau avec ces critères et je cochais chaque jour où j’avais réussi à rester dans le monde réel, et c’était rare. J’étais vraiment frustrée, jusqu’au jour où j’ai compris que j’avais tout faux ! C’était mission impossible ! J’avais encore une fois pris ce verset hors contexte ! Le verset 7 dit que c’est la paix de Dieu qui garde notre cœur et notre pensée !
Il me fallait admettre que je ne pouvais le faire, demander à Dieu son secours, lui remercier de tenir sa promesse. Quelle joie, après des années de lutte d’être enfin libérée de ce monde imaginaire, et de pouvoir vraiment vivre.
La mise en pratique
Le verset 9 « Ce que vous avez appris et reçu de moi, ce que vous m’avez entendu dire et vu faire, mettez-le en pratique. Alors le Dieu qui donne la paix sera avec vous. » Qu’avons-nous vu dans ce passage, que nous devons mettre en pratique ?
- Se réjouir en tout temps de ce que Jésus est pour nous
- Témoigner de la douceur, même à nos ennemis
- Amener nos besoins à Dieu et le remercier pour sa réponse
- Bénéficier de la paix de Dieu
- Laisser Dieu contrôler, protéger notre pensée.
Conclusion
Je vous laisse avec le verset 13 : « Je peux tout par celui qui me fortifie ! »
Vous pouvez mettre en pratique ce passage, mais pas vous, toute seule, mais avec le secours de Dieu. Vous pourrez trouver la joie et la paix, peu importe vos circonstances.
Je vais prier. « Merci Seigneur, d’être ce Dieu si proche de nous, conscient de nos faiblesses, de nos circonstances. Merci d’avoir fait le nécessaire pour que nous puissions être sauvées de nos péchés et avoir une vie victorieuse. Merci pour cette joie et cette paix que tu veux, et peux nous donner. Je te prie pour ces femmes et pour moi aussi, que nous puissions nous décharger sur toi de tous nos soucis, sachant que tu es ce Dieu digne de confiance. En ton nom, Seigneur Jésus, Amen.
Vous pouvez vous abonnez à ce podcast et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou voulez partager quelque chose à anna@cultiverlajoieendieu.com
A la semaine prochaine !
